En attendant de découvrir… Mikrokosmos

Alors qu’il est tout jeune professeur, Loïc Pierre crée Mikrokosmos en 1989 dans un collège de Vierzon. 33 ans plus tard, l’aura et l’originalité du chœur ne sont plus à démontrer. Très loin du chœur frontal et posé, Mikrokosmos et ses 40 chanteuses et chanteurs de 20 à 30 ans reviennent avec « Passion », une nouvelle création qui risque bien d’émouvoir, de surprendre, d’interroger…

Vous êtes directeur artistique du Festival de la Voix et du chœur Mikrokosmos. Dans quel état d’esprit abordez-vous cette nouvelle édition ?

Nous allons présenter la première de « Passion » cette année ! Je suis à la fois très excité et un peu inquiet car le temps nous a manqué. La genèse du projet date de mars 2020 puis les confinements successifs nous ont fait arrêter, reprendre, arrêter… Aujourd’hui, nous avons hâte d’être sur scène et d’enfin faire éclore ce spectacle !

Comment est née l’idée de « Passion » ?

Tout a commencé avec l’appel d’un producteur qui souhaitait enregistrer un disque avec Mikrokosmos sur le thème de la Passion, sous-entendue christique. Mais même si nous faisons feu de tout bois, nous n’avons pas un répertoire sacré et l’ADN du chœur, c’est la musique d’aujourd’hui, a capella. J’ai donc détourné le projet d’origine avec cette idée : travailler sur les passions qui animent l’humanité.

Pouvez-vous nous en dire plus sur le spectacle que vous allez proposer au public ?

Sur scène, les artistes ne voient pas le public qui est toujours dans le noir… Or, on le met en émotion, en vibration ce public ! Donc, cette fois, j’avais envie qu’on puisse voir ces émotions et ces tressaillements de l’ordre de l’infinitésimal qu’on ne voit pas d’habitude. Toute l’originalité réside dans le fait de faire venir le public sur scène.

Ce lien avec le public est-il un sujet récurrent chez Mikrokosmos ?

Oui, ce trait d’union existe depuis le début mais, habituellement, on travaille plutôt « autour » du public, dans la salle. Cette fois-ci les choses s’inversent : le public est sur scène et nous, on disparaît. Nous sommes là de façon fantomatique, il n’y a plus que le son, organique, qui est perceptible.

Comment votre intérêt pour la transversalité des arts se traduit-il dans « Passion » ?

Par l’intermédiaire de la vidéo, nous mettons le public face au public, le spectacle bascule en ciné-concert via un court-métrage réalisé avec 48 enfants et un fil rouge est assuré par un saxo soprano. Nous rendons aussi un hommage à Pina Bausch en reprenant une de ses chorégraphies ! Il y a plein de parenthèses comme ça grâce auxquelles je souhaite proposer une expérience totale au public.

Faire danser mes chanteurs en même temps qu’ils chantent me permet aussi de les emmener dans une autre dimension et de continuer à questionner la représentation chorale… Peut-on faire bouger les frontières pour les chanteurs et le public ? Le concert peut-il encore évoluer aujourd’hui ?

Retrouvez Loïc Pierre et le Choeur de Chambre Mikrokosmos lors de cette 17e édition du Festival de la Voix :

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