En attendant de découvrir… San Salvador

Six voix, deux toms, douze mains et un tambourin : voilà San Salvador, groupe vocal trad-punk venu tout droit de Corrèze. Mêlés, l’occitan et le français sont le support de chansons engagées et de messages qui ont su traverser les années. C’est l’album « La Grande Folie », récompensé en 2021 aux Victoires du Jazz, que San Salvador aura le plaisir de partager avec le public le 22 mai !

Comment est né San Salvador ?

C’est le projet de trois chanteurs et chanteuses qui trouve ses racines dans notre enfance : nous sommes tous voisins, frères et sœurs et chantons ensemble depuis tout gamins. Malgré la vie et les études, nous sommes restés très en lien et le groupe a fini par s’imposer. Il est le prolongement de cette histoire-là et s’est vraiment structuré il y a une dizaine d’années. Finalement, c’est assez difficile de donner une date de création car il n’y a jamais eu d’interruption. Cet espace où on fait de la musique ensemble a toujours existé.

A quoi fait référence le nom de votre groupe ?

Après en avoir changé plusieurs fois, nous avons fini par opter pour celui-là parce que nous venons tous du petit village de Saint-Salvadour en Corrèze (Sent Salvador en occitan). On trouvait le parallèle intéressant : ça nous amusait de dire qu’on fait une musique à la fois très enracinée mais que le nom en lui-même suggère que cet enracinement peut prendre plusieurs formes.

Comment vous situez-vous, à la confluence entre musiques traditionnelles et création contemporaine ?

Tout vient de ce que l’on a appris et compris des musiques populaires. Le patrimoine (oral également) est un objet qui doit demeurer vivant ! Il n’y a pas d’académisme du folklore, ça n’existe pas : à chaque époque les gens s’emparent de la musique, en réinventent une partie, rebricolent… Nous, on se place à l’intérieur de cet imaginaire-là. Le but est de poursuivre le chemin tout en maintenant le fil de cette histoire. On invente un espace musical qui rend à la fois hommage à la longue histoire de la musique traditionnelle et qui dit de façon contemporaine ce qu’il a à dire.

Comment fonctionne votre processus de création ?

Généralement, on choisit un texte de chanson qui nous semble bien et qui a quelque chose à raconter, qui a réussi à faire le voyage jusqu’en 2020 ! Le message est donc essentiel mais, parfois, c’est la musique qui vient en premier… On part d’un travail de recherches, d’écriture puis tous les éléments évoluent collectivement : c’est la méthode de la création par l’expérimentation.

Quel concert allez-vous proposer au public de Châteauroux ?

La voix est vraiment ce qui nous unit depuis le départ. Même si nous sommes tous instrumentistes, nous avons ressenti le besoin de tout enlever et de se concentrer sur le vocal. Sur scène, c’est pareil, le plateau est vide de tout artifice : il y a simplement les voix, les percussions et les pieds de micro. Nous ne voyons pas de nécessité à enrober le concert. Au contraire, cela permet de libérer le cerveau plutôt que de fixer un imaginaire…

Retrouvez San Salvador en concert le dimanche 22 mai à la Scène Nationale Equinoxe de Châteauroux !

Une interview d’Anaïs Andos

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